Mes chers compatriotes,

Au moment où je m'adresse à vous, notre beau Pays la République Centrafricaine à fait un grand pas en avant et a retrouvé sa place parmi les nations dites "démocratiques".

En effet, le comportement digne des électeurs, de la classe politique et de toute la population centrafricaine a permis l'organisation avec succès, du référendum constitutionnel qui a connu une large victoire du "oui", du premier puis deuxième tour de l'élection présidentielle, du premier tour des législatives annulées une première fois et bientôt du deuxième tour des élections législatives.

Ces différents scrutins constituent inexorablement l'un des voies et moyens de sortir le Centrafrique des crises récurrentes qui le minent depuis plus de deux décennies.

Le Pays a été ainsi doté d'une nouvelle Constitution, d'un Président de la République et bientôt, d'une Assemblée Nationale de cent quarante (140) membres élus par le Peuple.  

La création consensuelle de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E.) dans notre pays était un appel à l’innovation. L’indépendance et la neutralité des membres de l’A.N.E. vis-à-vis de l’administration publique et des partis politiques plaçaient indubitablement la République Centrafricaine parmi les pays qui détiennent des Organes de gestion des élections conformes aux dispositions de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance, même si elle ne l’a pas encore ratifiée.

L’A.N.E. qui était véritablement une lueur d’espoir pour le peuple centrafricain en ce qui concerne l’organisation des élections, n'a pas failli à sa mission.

Le 24 décembre 2013, nous avions juré de « respecter la Charte constitutionnelle de transition, les lois et textes en vigueur, d’adopter une attitude d’impartialité, de sérénité, de transparence et d’indépendance, d’observer une stricte obligation de réserve et le secret des délibérations ».

Aujourd'hui, l'Autorité Nationale des Elections est fière du travail accompli pour avoir organisé des élections respectant les standards internationaux, c'est-à-dire des élections libres, transparentes, crédibles et apaisées. Elle voudrait ici remercier tous les partenaires nationaux et extérieurs pour leurs appuis matériels, financiers et techniques qui lui ont permis d'atteindre les objectifs fixés.

Nous osons espérer que notre pays, qui a momentanément déserté le camp de la démocratie, puisse renouer avec un état de droits, où l’impunité est bannie ; où les compétences sont valorisées ; où l’intérêt général prime sur l’intérêt personnel.

Nous sommes convaincus que le peuple centrafricain va laisser les vieux démons de violences et divisions, pour s'épanouir et renouer avec le développement économique et social.

 

 

Madame la Présidente

Marie-Madeleine N'KOUET

Née HOORNAERT